
Mis à jour 10-02-2012 11:08
Le lissachatina fulica est une espèce d'escargot aussi large qu'une main humaine, dont la population de Miami se retrouve infestée.
Photo : AFP Invasion d'escargots géants à Miami Des dizaines de milliers d'escargots aussi volumineux qu'une main humaine envahissent depuis septembre dernier la ville de Miami aux Etats-Unis. Leur capacité à se reproduire freine l'extermination de l'espèce.
Depuis septembre, 35 000 d'entre eux ont déjà été capturés. "Eux", ce sont les "lissachatina fulica", des énormes escargots infestant depuis plusieurs mois la ville de Miami.
Originaires d'Afrique, ils sont huit à dix fois plus imposants que leurs congénères européens, mesurant jusqu'à 20 cm de longueur, et 10 cm de diamètre. Leur capacité de reproduction laisse songeur : 1 200 oeufs en moyenne chaque année. Combinée à une durée de vie de 9 ans il peut, à lui seul, "coloniser" un quartier entier. De plus, ces gastéropodes représentent un danger pour les habitants. Leur bave, très abondante, peut contenir un ver porteur d'une forme non mortelle de la méningite, mais provoquant de violents maux de ventre. Surtout, ce sont des gloutons, 500 variétés de plantes ornent leur menu. "S'ils s'installaient pour de bon, ils pourraient dévaster l'agriculture de Floride", prévient Mark Fagan, porte-parole du département de l'agriculture de Floride, rappelant qu' "ici, l'agriculture est la deuxième activité économique après le tourisme". L'hibernation complique l'extermination de l'animal S'il est interdit d’en importer sans permis aux Etats-Unis, les autorités expliquent que l'espèce est la vedette d’une certaine religion afro-caribéenne, la Santeria. Son retour est ainsi peut-être "lié aux pratiques de cette religion, ou au fait qu'une personne les ait fait venir comme animaux de compagnie, et les aurait ensuite laisser s'échapper", hypothèse Mark Fagan. Pour l'heure, on ignore comment l'espèce a débarqué en Floride. Venu d’Afrique de l’Est, le mollusque à coquille avait déjà envahi par le passé la Guadeloupe, la Martinique, d’autres pays des Caraïbes et Miami. L'AFP trouve, elle, l'origine de cette irruption en 1966, lorsqu'un adolescent avait ramené dans ses valises trois de ces escargots. Sa grand mère, las, les aurait libéré dans la nature. De ces trois spécimens naquirent 18 000 rejetons, qu’il fallut, à l'époque, neuf ans et un million de dollars pour les éradiquer. En attendant les conclusions de l'enquête, une cellule de crise a commencé l'extermination. Hiver oblige, les escargots entrent en hibernation et se cachent sous terre, ne laissant qu'apparaître leur coquille marron. Les équipes sanitaires espèrent réduire au maximum la population avant le retour des pluies tropicales au printemps.































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